• Bilbo Le HobbitBilbo Le Hobbit by J.R.R. Tolkien
    My rating: 4 of 5 stars
    Livre de poche

    juillet 2012

    311 pages

     

    Résumé :

    Alors que Bilbot s'apprête à passer une journée ordinaire, un magicien se présente à sa porte. Bien qu'il préssente qu'ouvrir n'est pas une bonne idée, il n'a d'autre choix que de lui ouvrir. Peu de temps après son trou est envahi de nains et il se voit contraint de partir à l'aventure !

    Mon avis :


    Ce roman constitue à la fois une très bonne préquelle au seigneur des anneaux et à la fois une très bonne initiation à l'oeuvre de Tolkien. En effet, le roman est court et relativement simple à lire. On fait la connaissance de Gandalf, de Bilbo et d'Elrond. En outre, on découvre aussi l'univers de l'auteur avec les hobbits, les nains, les elfes et les gobelins.

    Ce roman est très riche en créatures puisque presque tous les animaux sont animés : aigles, ours... Enfin, on rencontre aussi un dragon (but final des aventures de nos héros).

    Du côté des personnages, nous assistons à la transformation d'un Bilbo un frileux au Bilbo du seigneur des anneaux. Il s'agit ici, presque d'une quête initiatique durant laquelle notre jeune hobbit va se révéler au fur et à mesure de l'aventure qu'il va d'ailleurs de plus en plus apprécier.
    Se joignent à lui 13 nains dont seulement la moitié tirent leur épingle du jeu. Les échanges entre le hobbit et les nains sont souvent des plus savoureux.

    La narration se fait à la troisième personne ce qui permet l'alternance des point de vue. En outre, le narrateur est presque comme un personnage de l'histoire par ses interventions et ses commentaire tout au long du roman.
    L'intrigue est sans grande surprise et après un début un peu long, elle est relativement bien rythmée. L'après dénouement est assez drôle et permet de retrouver un peu de légèreté après un dénouement certes positif , comme on pouvait s'en doutait, mais aussi triste.

    Ce livre a été lu dans le cadre d'une LC sur livraddict


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  • La quête des héros perdus de David Gemmell

    Editeur : Milady

    Sortie :  Juin 2011

    Note : 4 / 5

     

     

     

     

    La quatrième de couverture : 

    Rappelez-vous la fin de Légende... La forteresse de Dros Delnoch est tombée face à l’ennemi nadir, elle n’est plus qu’un point de passage pour les hordes du Nord. L’Empire Drenaï n’existe plus. Sous la main de fer de Jungir, le fils du célèbre Tenaka Khan, les Nadirs continuent leur progression, se livrant parfois à des raids dans les territoires gothirs, à la recherche d’esclaves. Mais un jour, les esclavagistes capturent une jeune villageoise dont Kiall, un jeune homme timide, est amoureux. Comme un héros de légende, il va partir à la recherche de son aimée. Et il ne sera pas seul car, sortis de leurs retraites, viennent se joindre à lui les anciens héros de la bataille de Bel-Azar : Chareos, le maître d’armes, Beltzer le géant à la force colossale, et les deux archers Finn et Maggrig. L’un d’entre eux possède un secret qui pourrait bien changer la face du monde : dans ses veines coule le sang du Fléau nadir, et l’espoir du peuple drenaï. Il est le dernier Comte de Bronze !

    Mon avis :

    La quête des héros perdus est difficilement dissociable du roi sur le seuil, aussi est il préférable d'avoir lu ce dernier avant de commencer ce roman. Je recommande également la lecture de Légende au préalable, afin que tous les protagonistes ou personnages évoqués vous soient connus.


    La magie d'un livre de David Gemmell est que quelque soit l'histoire vous êtes sûr de lire un roman de qualité. Gemmell mérite largement d'être qualifié d'auteur classique en fantasy au même titre qu'un Tolkien ou un Howard.


    La quête des héros perdus est pourtant un cran en dessous des autres livres (précités) de Gemmell, mais reste malgré tout très plaisant à lire. La trame est assez simple, un paysan arrive à s'entourer de vétérans, héros de guerre, pour partir, en territoire ennemi, à la recherche de la femme dont il est amoureux . 


    Gemmell a su rendre ses protagonistes attachants. En effet, malgré leurs faits d'arme et leur notoriété, les valeureux guerriers ont plutôt mal vécus l'après armée sombrant pour l'un dans l'alcoolisme, pour un autre dans l'agoraphobie... Ainsi malgré le statut de "légendes" qu'ils se vu attribué, on retrouve des hommes cassés. C'est par leurs travers que Gemmell a su les rendre attachants.


    Du côté des nadirs, les descendants de Tenaka Khan sont moins réussis. Il est en effet très difficile de ne pas comparer le père et ses enfants. Et l'ombre de Tenaka Khan pèse lourdement sur ses héritiers. Dans le cycle des drenaïs, c'est probablement la première fois que je trouve les nadirs si transparents.


    Je finirai en parlant de la fin du livre. Elle est tout simplement belle, mais pas nécessairement heureuse. Du coup, une fois le livre terminé ma seule envie a été de me jeter sur les guerriers de l'hivers, qui est la suite directe de la quêtes des héros perdus. Ne boudons pas notre plaisir, les guerriers de l'hivers vient d'être réédité par les éditions Bragelonne dans leur collection "dix romans, dix euros".

     

     

     

     


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  • Sohl de Julien d'Hem

    Tome 1 : L'oeil et le poing

    Editeur : Asgard

    Sortie : Mars 2012

    Note : 4,5 / 5

     

    Quatrième de couverture : 

    Une arme ancestrale
    Une menace en sommeil
    Quelle est la raison qui pousse Herlann Œil-Sombre à lancer un simple barde aux trousses des ravisseurs de sa fille ? 
    Et qui est Gray, ce mystérieux sorcier qui fait vaciller l’avenir du Royaume de Sohl ?
    Entre manipulations, trahisons et faux-semblants, des ruelles sombres de Tiramar au glacial Royaume du Nord, suivez une poignée de héros luttant contre les méandres de leur destin.

     

    Mon avis : 

    L'oeil et le poing est le premier roman du cycle de Sohl. C'est également le premier roman de l'auteur Julien d'Hem que j'ai eu le plaisir de  rencontrer lors des Imaginales de cette année. Il n'a pas fallu plus de trois minutes à l'auteur pour me convaincre d'acheter et de lire ce roman.


    Je me suis donc lancé dans la lecture de ce livre sans préjugé ni à priori, et je dois dire que ce récit est une très agréable surprise.


    L'histoire qui nous est présentée commence comme de nombreux romans de fantasy : une jeune fille est enlevée, nos héros sont envoyés pour voler à son secour. Du moins c'est ce qui nous est proposé durant les dix premières pages. L'histoire à priori fort simple se compléxifie de façon surprenante à mesure que les pages se tournent et on se prend à dévorer le roman tant l'action est présente et l'histoire riche, rythmée, remarquablement bien écrite, en un mot : addictive.


    Si les premières pages laissent à penser que Lorne est le protagoniste principal de ce roman, il faut rapidement se rendre à l'évidence que Lhem est plus qu'un personnage secondaire et plus qu'un faire valoir du premier. Certes Lorne nous est décrit avec plus de détails que Lhem! En effet, si on devine rapidement que Lorne est plus qu'un simple barde et que l'histoire avant les grandes guerres, a un rapport évident avec ce protagoniste, l'auteur prend plus de temps pour nous présenter Lhem. Ce dernier est un personnage en devenir, un apprenti qui au cours de sa quête va nous être décrit un peu plus. A travers ses yeux et ses pensées, l'auteur va nous faire découvrir la richesse de son univers et de son monde.


    Très rapidement, les chemins des deux protagonistes vont se séparer. Si Lorne va devoir faire face, seul, à son passé ; Lhem, quant à lui, va pouvoir compter sur l'aide de compagnons hétéroclites qu'on devrait d'ailleurs retrouver dans le prochain tome.

    Je m'arrête un instant sur deux personnages qui n'ont qu'un petit rôle dans cette histoire : les jumeaux Micheh et Raubeh, les archivistes royaux. S'ils n'apportent pas de réel plus value au roman, je ne peux m'empêcher de voir un clin d'oeil adressé par l'auteur à son "mentor" : Michel Robert. Si l'occasion m'en est donnée, je ne manquerais pas d'interroger l'auteur à ce sujet.

    Arrêtons nous enfin sur le trio infernal, ennemis annoncés de Lorne et Lhem que sont : Gray, Desmians et Argona. L'auteur les a particulièrement soignés. On se rend rapidement compte que ce trio est aussi fourbe et retord que nombriliste. C'est à celui qui se servira le mieux de l'autre. Et à ce petit jeu le gagnant repartira avec un lot des plus intéressants.

    En résumé, une histoire addictive, des héros sympathiques, une écriture fluide ; aux risques de me répéter ce roman est une très belle découverte. Mon seul regret est de devoir attendre pour lire le second tome.


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  • Corvis Rebaine d'Ari Marmell

    Tome 1 : L'ombre du conquérent

    Editeur : Bragelonne

    Sortie : 18 novembre 2011

    Note : 3 / 5

     

     

     

     

     

     

     

    Quatrième de couverture : 

    Ils l'appelaient la Terreur de l'est. Dissimulé derrière une armure enchantée, Corvis Rebaine s'était taillé un passage sanglant à travers Imphallion à l'aide de sa hache forgée par les démons. Pourtant, alors que la victoire était à portée de main, Rebaine s'était volatilisé. Dix-sept ans plus tard, il a abandonné tout rêve de conquête, et même l'apparition de l'ambitieux seigneur de guerre Audriss ne l'incite pas à sortir de sa retraite... Jusqu'au jour où pour sauver le royaume qu'il avait autrefois tenté de conquérir, Rebaine rendosse l'armure noire comme la nuit.

     

    Mon avis : 

    L'ombre du conquérant est le premier tome du cycle de Corvis Rebain.

    Commençons tout de suite avec ce qui fâche : l'histoire. Le moins que l'on puisse dire c'est qu'elle est des plus classiques. Un guerrier vieillissant reprenant les armes pour combattre le nouvel ennemi du royaume. Cela n'est pas sans rappeler Légende de Gemmell! Toutefois à choisir, je préfère cent fois me replonger dans les aventures de Druss!

    Pour autant, Corvis Rebaine n'est pas Druss. Corbis Rebaine est juste un ancien envahisseur qui a mis le royaume à feu et à sang. Alors, certes il reprend les armes (enfin surtout sa hache! ) un peu pour défendre sa famille, beaucoup pour aller botter les fesses du jeune présomptueux qui a eu la mauvaise idée de reprendre ses schémas tactiques. Bref, Corvis est tout sauf un gentil héros, ce qui paradoxalement fait tout son charme! D'autant que ce héros vieillissant est accompagné de ses anciens seconds qui ne sont pas non plus des enfants de coeurs : un ogre râleur et une sorcière cannibale et un démon!

    Ce charmant trio a la lourde tache de pourrir l'existence de Corvis (enfin surtout le démon et l'ogre). La palme revient néanmoins à l'ogre,  sa relation avec Corvis étant pour le moins tendue, l'auteur nous offre de savoureuses joutes verbales qui, je l'avoue, m'ont de nombreuses fois arrachées un sourire. D'autant que le démon, qui s'invite régulièrement dans des conversations qui ne le concernent pas, n'est pas mal non plus.

    L'ennemi de Corvis est aussi sympathique que notre héros. Masque de pierre contre masque de squelette jauni, voila en résumé l'affrontement qui nous est proposé. Bien évidemment Corvis va être amené à chercher qui se cache derrière le masque de son ennemi. Sans être véritablement conséquent, le choix de celui qui pourrait être son ennemi est suffisamment large pour qu'on ne se doute pas de qui il s'agit des la cinquième page. Pour autant, une fois son identité révélée, on ne tombe pas des nu.  

    Pour parfaire ce tableau, il me reste à vous parler d'un troisième groupe, celui du peuple envahit, ou plus exactement des nobles à la tête de ce peuple. Naturellement, il conviendrait de les appeler les "gentils", mais vu le plaisir qu'éprouvent certains pour la torture, l'adjectif me parait un peu inapproprié.

    Une trame sur fond de guerre et de conflits, des protagonistes plus mauvais les uns que les autres; assurément l'univers de ce roman est sombre. C’est d’ailleurs la grande force de ce roman. Rien ne nous est épargné : des morts, de la magie noire, des revenants, une cannibale, bref un condensé de dark fantasy!

    Il est regrettable que la fin de ce tome finisse sur une note optimiste, j'aurai adorer que l'auteur aille au bout de son idée et reste jusqu’au bout dans un roman bien sombre.

    En résumé, une lecture très agréable, un peu de violence dans un monde de brutes que peut on espérer de plus?

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